Le « parler marseillais » : une langue sacrée

Le « parler marseillais » : une langue sacrée

Marseille vue

Les expressions marseillaises sont aussi savoureuses que nombreuses. Cette région, qui a inspiré un grand nombre d’artistes, regorge autant de richesses naturelles que d’expressions. Découvrez les pépites de la « langue marseillaise ».

Top 5 des expressions marseillaises

La liste des expressions employées à Marseille est interminable. Si certaines d’entre elles pourraient paraître vulgaires, cette langue particulière se contente en réalité de nommer les objets tels qui sont. Découvrez cinq expressions mythiques de la ville auxquelles vous pourriez être confronté dans certaines situations :

  • Si vous êtes à Marseille et que l’on vous qualifie de « fada », sachez que ce n’est pas un compliment. Ce terme signifie « idiot » ou « fou ».
  • Si un Provençal vous invite à « s’empéguer » dans un bar, prenez garde, vous allez probablement avoir la gueule de bois. Ce terme signifie se saoûler.
  • Si vous terminez une partie de pétanque en ne marquant aucun point, votre adversaire risque de vous traiter de « peuchère » pour exprimer sa pitié. L’expression « faire Fanny » veut dire perdre une partie.
  • Si votre interlocuteur vous dit qu’il n’est pas allé dans un endroit depuis « l’an pèbre », cela veut dire qu’il n’y est pas allé depuis très longtemps.
  • Si vous vous rendez à Marseille, goûtez la bouillabaisse, c’est « tarpin » (très) bon.

Le Parler Marseillais

Le « Parler Marseillais » perdure de génération en génération. Que ce soit à l’école, sur les terrains de pétanque, de la Point Rouge à l’Estaque, cette langue provençale a encore quelques secrets pour les habitants de Marseille. Cette langue, basée sur la métaphore et sur le sens figuré, continue d’intriguer les visiteurs. Placée au centre de plusieurs œuvres, comme celles de Marcel Pagnol, ou dans les chansons du groupe de reggae Massilia Sound System, le parler Marseillais peut parfois prêter à confusion.

Pour illustrer son utilisation, on peut citer un exemple de l’ouvrage intitulé « Jean de Florette » réalisé par Marcel Pagnol. Le vieil oncle donne le surnom de « Galinette » à son neveu Ugolin. Si le terme « galinette » désigne littéralement un grondin, une sorte de poisson qui est cuisiné pour la bouillabaisse, le suffixe « ette » est, quant à lui, une manière pour le vieil homme de montrer son affection envers son neveu. Cette langue, employée par les Marseillais, est une partie intégrante de la culture de la ville. En plus de ses plages, ses îles et ses calanques, cette « langue » est une fierté.

Plus encore, elle a su transmettre une identité aux habitants de la ville. Pour approfondir cette langue, des ouvrages y sont dédiés. Vous comprendrez ainsi les richesses des expressions tant utilisées par les Marseillais, qui n’hésitent pas à les glisser subtilement dans la langue de Molière. Considérée comme une langue à part entière, elle continue à prospérer de génération en génération. Ce parler, adopté par les citoyens de la plus vieille ville de France, devrait avoir encore de longues années de pratique et d’apprentissage devant lui. Les Marseillais ne sont pas prêts de l’oublier.

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