En cette année 2025, les tensions géopolitiques s’intensifient et j’observe avec attention les discussions autour du financement de notre défense nationale. La question qui agite actuellement les milieux financiers est cruciale : l’État pourrait-il, en cas de conflit majeur, prélever une partie de notre épargne placée sur des produits comme le Livret A, l’assurance-vie, le PER ou le PEA ? Ayant récemment participé à plusieurs réunions d’entrepreneurs sur ce sujet brûlant, je peux vous partager une analyse détaillée de cette situation.
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La mobilisation de l’épargne privée pour la défense : volontaire ou imposée ?
Les déclarations récentes d’Éric Lombard, directeur général de la Caisse des Dépôts, ont clarifié la position des autorités. Lors d’une journée consacrée au financement de l’industrie de défense française, il a formellement démenti toute intention de prélèvement forcé sur les Livrets A qui contribuent déjà indirectement à la défense nationale. Cette précision était nécessaire dans un contexte où les rumeurs se multiplient.
Le gouvernement envisage plutôt de créer des mécanismes d’investissement volontaires permettant aux particuliers de soutenir l’industrie militaire française. Cette approche respecte un principe fondamental : aucune ponction ne sera effectuée sans consentement explicite des épargnants.
Lors d’un déjeuner d’affaires la semaine dernière, un expert en placements financiers m’expliquait que cette stratégie s’inscrit dans une vision plus large de renforcement de notre souveraineté militaire. Je dois reconnaître que l’argument était convaincant : face aux menaces actuelles, la France doit consolider son tissu industriel de défense, composé de près de 4 500 entreprises.
Quels véhicules d’investissement pour soutenir l’industrie militaire ?
Pour concrétiser cette orientation de l’épargne vers la défense, plusieurs produits financiers existants pourraient accueillir des unités de compte spécialisées :
- L’assurance-vie, avec la création de fonds thématiques
- Le Plan d’Épargne Retraite (PER), notamment en gestion pilotée
- Le Plan d’Épargne en Actions (PEA), pour les entreprises cotées du secteur
- Des fonds de private equity dédiés aux PME innovantes de la défense
Ces enveloppes présentent l’avantage d’être structurées pour des investissements à long terme, parfaitement adaptés aux besoins de financement du secteur militaire. En traversant régulièrement la région PACA pour mes rendez-vous professionnels, je constate le dynamisme de nombreuses start-ups technologiques qui pourraient bénéficier de ces financements.
Depuis l’adoption de la loi Industrie verte, les PER et contrats d’assurance-vie en gestion pilotée intègrent déjà automatiquement une part de private equity, généralement entre 4% et 15% selon le profil de risque. Ces allocations peuvent inclure des entreprises liées au secteur défense.
Potentiels rendements et risques : ce que vous devez savoir
Le tableau ci-dessous présente les caractéristiques principales des investissements dans la défense :
| Caractéristique | Niveau de risque | Horizon d’investissement |
|---|---|---|
| Fonds private equity défense | Élevé (6-7/7) | 8-10 ans minimum |
| Unités de compte thématiques | Moyen à élevé (4-6/7) | 5-8 ans |
| Actions cotées défense (PEA) | Moyen (4-5/7) | 3-5 ans |
Pour les épargnants en quête de diversification et de rendement potentiel, le secteur de la défense représente une opportunité intéressante. Les budgets militaires sont en hausse dans la plupart des pays occidentaux, créant un environnement favorable pour ces entreprises. Ayant personnellement examiné diverses stratégies pour optimiser mon épargne sans risque excessif, je considère ces placements comme un complément potentiel à un portefeuille diversifié.
Toutefois, ces investissements comportent des risques substantiels que chaque épargnant doit évaluer avec attention. Contrairement aux fonds euros garantis, les placements en private equity présentent une forte volatilité et une liquidité réduite. Ils sont directement exposés aux aléas économiques et opérationnels des entreprises concernées.
L’équilibre entre intérêt collectif et liberté individuelle
L’orientation de l’épargne vers la défense nationale repose finalement sur un subtil équilibre. Sans imposer de contrainte, le dispositif envisagé offre aux Français qui le souhaitent une opportunité de contribuer au renforcement de notre industrie militaire tout en diversifiant leurs placements.
Cette approche témoigne d’une volonté de concilier les impératifs de souveraineté avec le respect des choix personnels des épargnants. Dans mon parcours d’entrepreneur, j’ai toujours valorisé cette liberté de décision, tout en reconnaissant l’importance des enjeux collectifs.
En définitive, si vous vous interrogez sur l’impact d’un éventuel conflit sur votre épargne, soyez rassuré : l’État privilégie clairement une approche incitative plutôt que coercitive. La création de nouveaux produits d’investissement dédiés à la défense vous permettra de participer si vous le souhaitez, sans jamais vous y contraindre.
Mis à jour le 25 mars 2026