En 2024, la convention collective de la métallurgie introduit une nouvelle grille salariale pour harmoniser et moderniser les pratiques salariales du secteur. Cette réforme, applicable dès le 1er janvier, prévoit des salaires minima hiérarchiques (SMH) adaptés à une durée de travail de 35 heures par semaine, et inclut des majorations pour les salariés sous forfait. Les critères de classification sont revus pour tous les salariés, garantissant une évaluation plus équitable des emplois. Les montants varient de 21 700 € à 68 000 € selon les groupes et classes d’emplois, avec des ajustements spécifiques pour l’ancienneté et les forfaits en heures ou jours. Cette révision vise à garantir une meilleure attractivité et une reconnaissance accrue des compétences des salariés, tout en facilitant la gestion des ressources humaines et la mobilité professionnelle au sein du secteur.
Sommaire
Nouvelle grille salariale de la métallurgie en 2024
Contexte et objectifs de la réforme
La réforme de la grille salariale dans le secteur de la métallurgie, effective dès le 1er janvier 2024, marque une étape significative dans la régulation des salaires minima hiérarchiques (SMH). Cette nouvelle grille, unifiée à l’échelle nationale, vise à harmoniser les rémunérations en tenant compte des changements économiques et des attentes des professionnels du secteur.
Les objectifs principaux de cette réforme sont multiples :
- Harmonisation des salaires : Établir une grille salariale unique pour tous les salariés, cadres et non-cadres, afin de garantir une rémunération équitable et cohérente.
- Transparence : Clarifier les critères de classification des emplois pour une meilleure compréhension et application par les employeurs et les salariés.
- Valorisation de l’expérience : Récompenser l’ancienneté et l’expérience professionnelle à travers des primes et des majorations spécifiques.
En ancrant cette réforme dans une dynamique d’évolution, les instances de la métallurgie souhaitent répondre aux besoins actuels des entreprises et des travailleurs, tout en anticipant les défis futurs du marché du travail.
Impact sur les employeurs et les salariés
L’introduction de cette nouvelle grille salariale aura des répercussions significatives tant pour les employeurs que pour les salariés. Pour les employeurs, la mise en place de cette grille implique une révision des structures de rémunération et des politiques salariales internes. Cependant, elle apporte aussi une plus grande clarté, facilitant ainsi la gestion des ressources humaines.
Du côté des salariés, cette réforme représente une opportunité d’amélioration de leur situation financière et de reconnaissance de leur expérience professionnelle. Les salaires minima hiérarchiques, répartis en différentes classes et groupes, sont définis comme suit :
- Groupe A : Classe 1 à 2, salaires de 21 700 € à 21 850 €.
- Groupe B : Classe 3 à 4, salaires de 22 450 € à 23 400 €.
- Groupe C : Classe 5 à 6, salaires de 24 250 € à 25 550 €.
- Groupe D : Classe 7 à 8, salaires de 26 400 € à 28 450 €.
- Groupe E : Classe 9 à 10, salaires de 30 500 € à 33 700 €.
- Groupe F : Classe 11 à 12 (6 ans d’expérience), salaires de 34 900 € à 36 700 €.
- Groupe G : Classe 13 à 14, salaires de 40 000 € à 43 900 €.
- Groupe H : Classe 15 à 16, salaires de 47 000 € à 52 000 €.
- Groupe I : Classe 17 à 18, salaires de 59 300 € à 68 000 €.
Les salariés soumis à une convention de forfait en heures ou en jours bénéficieront de majorations de 15 % ou 30 %, en fonction de leurs conditions de travail. Cette nouvelle structure salariale est conçue pour mieux refléter les responsabilités et les compétences de chaque poste, tout en offrant des perspectives de progression plus transparentes et équitables.
En outre, la réforme introduit des modalités de calcul de la prime d’ancienneté plus adaptées aux réalités actuelles, avec une période transitoire pour garantir une transition en douceur. Ainsi, la nouvelle grille salariale de la métallurgie pour 2024 représente une avancée majeure vers une rémunération plus juste et plus motivante pour l’ensemble des acteurs du secteur.
Grille de classification et de salaires
La grille de classification et de salaires dans le secteur de la métallurgie pour 2024 est conçue pour offrir une structure claire et équitable aux employés. Elle repose sur divers critères d’évaluation, des classes et groupes d’emplois, ainsi que des salaires minimums bruts annuels. Cette nouvelle grille vise à harmoniser les salaires tout en prenant en compte l’expérience et les compétences des salariés.
Critères d’évaluation des emplois
Les critères d’évaluation des emplois sont au cœur de cette nouvelle grille. À partir du 1er janvier 2024, tous les salariés, qu’ils soient cadres ou non-cadres, seront évalués selon six critères distincts. Ces critères permettent d’assurer une classification juste et cohérente des différents postes. Les critères incluent généralement :
- La complexité des tâches
- Les responsabilités associées au poste
- Les compétences techniques requises
- L’autonomie dans l’exécution des tâches
- L’impact du travail sur l’organisation
- L’expérience professionnelle
Ces critères permettent de déterminer la place de chaque poste au sein des diverses classes et groupes d’emplois, garantissant ainsi une rémunération adaptée aux responsabilités et compétences de chaque salarié.
Classes et groupes d’emplois
La grille de classification se divise en plusieurs classes et groupes, chacun correspondant à un niveau de responsabilité et de compétence. Les groupes d’emplois, allant de A à I, sont ensuite subdivisés en classes. Voici un aperçu des classes et groupes d’emplois :
- Groupe A :
- Classe 1 : 21 700 €
- Classe 2 : 21 850 €
- Groupe B :
- Classe 3 : 22 450 €
- Classe 4 : 23 400 €
- Groupe C :
- Classe 5 : 24 250 €
- Classe 6 : 25 550 €
- Groupe D :
- Classe 7 : 26 400 €
- Classe 8 : 28 450 €
- Groupe E :
- Classe 9 : 30 500 €
- Classe 10 : 33 700 €
- Groupe F (condition particulière d’expérience professionnelle de six années) :
- Classe 11 : 34 900 €
- Classe 12 : 36 700 €
- Groupe G :
- Classe 13 : 40 000 €
- Classe 14 : 43 900 €
- Groupe H :
- Classe 15 : 47 000 €
- Classe 16 : 52 000 €
- Groupe I :
- Classe 17 : 59 300 €
- Classe 18 : 68 000 €
Ces classes et groupes permettent de positionner les employés sur une échelle salariale qui reflète leurs qualifications et leurs responsabilités, assurant ainsi une rémunération juste et équitable.
Salaire minimum brut annuel
Le salaire minimum brut annuel est déterminé en fonction de la classe et du groupe d’emploi. Pour garantir une rémunération attractive et compétitive, les salaires minimums hiérarchiques (SMH) sont fixés pour une durée hebdomadaire de travail de 35 heures. Les employés soumis à une convention de forfait en heures ou en jours bénéficient de majorations de salaire de 15 % ou 30 %. Voici quelques exemples de salaires minimums bruts annuels :
- Groupe A, Classe 1 : 21 700 €
- Groupe D, Classe 8 : 28 450 €
- Groupe G, Classe 14 : 43 900 €
- Groupe I, Classe 18 : 68 000 €
Ces salaires permettent de maintenir un niveau de vie adéquat pour les employés, en tenant compte des différentes responsabilités et compétences requises pour chaque poste.
Revalorisation des salaires et SMH
La revalorisation des salaires et l’introduction des Salaires Minima Hiérarchiques (SMH) sont des sujets cruciaux pour les professionnels de la région Aix-Marseille. Comprendre ces changements peut vous aider à mieux planifier vos finances et à négocier vos conditions de travail.
Revalorisation des bas salaires
La revalorisation des bas salaires est une priorité dans de nombreux secteurs, y compris la métallurgie. Pour les employés dont le salaire est proche du minimum légal, ces ajustements peuvent avoir un impact significatif sur leur pouvoir d’achat et leur qualité de vie. La nouvelle grille salariale conventionnelle de la métallurgie 2024 est conçue pour répondre à ces attentes.
Les groupes d’emplois et les classes d’emplois sont désormais clairement définis, et chaque salarié peut facilement identifier son niveau de rémunération minimal. Par exemple, pour les salariés du Groupe A, les salaires minima vont de 21 700 € à 21 850 €, tandis que pour ceux du Groupe B, ils varient entre 22 450 € et 23 400 €. Ces ajustements tiennent compte de la durée hebdomadaire de travail de 35 heures.
Pour mieux comprendre l’impact de ces revalorisations, voici quelques points clés à retenir :
- Les salaires minima sont adaptés en fonction de la durée de travail effectif.
- Les majorations pour forfait en heures ou en jours permettent d’ajuster les salaires pour ceux soumis à des conventions de forfait.
- Des critères de classification précis garantissent une évaluation équitable pour tous les salariés.
Salaire minimum conventionnel (SMC) et SMH
Le salaire minimum conventionnel (SMC) et les Salaires Minima Hiérarchiques (SMH) jouent un rôle essentiel dans la protection des salariés. Ces grilles salariales garantissent que tous les employés, qu’ils soient débutants ou expérimentés, reçoivent une rémunération juste et équitable.
Les Salaires Minima Hiérarchiques sont fixés pour une durée hebdomadaire de 35 heures, mais ils peuvent être majorés de 15 % ou 30 % pour les salariés soumis à une convention de forfait en heures ou en jours. Par exemple, un salarié du Groupe F avec six années d’expérience professionnelle peut voir son salaire augmenter de manière significative grâce à ces majorations.
La nouvelle convention de la métallurgie introduit également des modalités de calcul de la prime d’ancienneté. Une période transitoire est prévue pour maintenir le montant de cette prime, même si la nouvelle formule de calcul crée un écart avec l’ancien système.
Voici quelques exemples de salaires minima hiérarchiques pour différentes classes d’emploi :
Pour mieux appréhender les implications des nouvelles grilles salariales sur les contrats de travail, explorez notre guide détaillé pour comprendre la Grille de Salaire de la Convention Collective 66.
Cette nouvelle grille salariale s’inscrit dans un contexte de réformes sociales majeures, notamment avec l’impact de la réforme des retraites : augmentation des pensions en 2025, qui modifie également les dynamiques entre employeurs et salariés.
- Classe 1 – Groupe A : 21 700 €
- Classe 4 – Groupe B : 23 400 €
- Classe 10 – Groupe E : 33 700 €
- Classe 18 – Groupe I : 68 000 €
Ces chiffres montrent clairement comment les salaires peuvent évoluer en fonction de l’expérience et de la classification des emplois. Il est donc crucial pour les salariés de bien comprendre leur classification et d’utiliser ces informations lors des négociations salariales.
Implications pour les entreprises et les salariés

La mise en place de la nouvelle grille salariale conventionnelle dans la métallurgie pour 2024 aura des conséquences significatives pour les employeurs et les employés. En effet, elle induit des changements majeurs dans la gestion des ressources humaines, facilite la mobilité professionnelle et nécessite une révision des politiques de rémunération.
Simplification de la gestion des ressources humaines
La nouvelle grille salariale permet une standardisation des salaires minima hiérarchiques, ce qui simplifie la gestion des ressources humaines. Les entreprises pourront désormais se référer à un barème unique, applicable à tous les salariés, ce qui réduit la complexité administrative et les risques d’incohérence salariale.
- Barème unique pour une durée de travail hebdomadaire de 35 heures
- Classes et salaires minima définis clairement
- Évaluation des salariés selon six critères distincts
Cette simplification permet également de mieux planifier les budgets salariaux et d’anticiper les augmentations de salaire en fonction des évolutions de carrière des employés.
Facilitation de la mobilité professionnelle
La grille salariale conventionnelle 2024 facilite la mobilité professionnelle en harmonisant les critères de classification et les salaires minima. Les salariés peuvent ainsi plus facilement changer de poste ou d’entreprise sans craindre de pertes significatives en matière de rémunération.
Cette harmonisation encourage également les entreprises à recruter des talents au sein du secteur métallurgique, en leur offrant des perspectives de carrière attractives et des conditions salariales compétitives.
Nécessité d’adapter les politiques de rémunération
Avec l’entrée en vigueur de cette nouvelle grille, les entreprises doivent adapter leurs politiques de rémunération pour rester compétitives et attractives. Les salaires minima hiérarchiques, majorés pour les salariés soumis à une convention de forfait en heures ou en jours, imposent une révision des grilles salariales internes.
Les employeurs doivent également tenir compte des modalités de calcul de la prime d’ancienneté et prévoir une période transitoire pour aligner les anciennes formules avec les nouvelles. Cette adaptation est cruciale pour éviter des écarts de rémunération et garantir une équité salariale au sein de l’entreprise.
En conclusion, la nouvelle grille salariale conventionnelle métallurgie 2024 représente une avancée significative pour les entreprises et les salariés du secteur. Elle simplifie la gestion des ressources humaines, facilite la mobilité professionnelle et demande une adaptation des politiques de rémunération pour rester en phase avec les évolutions législatives et économiques.
Mis à jour le 25 mars 2026
Une réponse
Avant les salariés de la metallurgie avaient jusque 33% d’ancienneté..maintenant c’est 15 % maxi!!dans des boîtes où j’ai bossées…de nombreuses primes et avantages que les anciens percevaient ont étaient supprimées.les salaires de hauts postes ont étaient raboté !!les nouvelles conventions encore de la baise sur l’ouvrier !!