Comme un coup de balai prêt à emporter la moitié de la facture de ménage, une question s’impose : qui pourra continuer à profiter du fameux crédit d’impôt de 50 % pour les services à la personne, et qui verra ce petit coup de pouce disparaître ? Parents débordés, retraités ou familles nombreuses, beaucoup guettent leur avis d’imposition et espèrent voir se maintenir la fameuse ligne qui allège le quotidien, pendant que les discussions se déroulent loin des balais, dans les bureaux de Bercy.
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Imaginez : votre facture de ménage coupée en deux… mais pour combien de temps encore ?
Un appel au Trésor Public, un rapide coup d’œil sur un relevé bancaire, et ce sourire lorsqu’on voit la moitié des dépenses d’aide à domicile remboursée. Pour de nombreux foyers français, ce “bonus fiscal” rend le ménage, le soutien scolaire ou la livraison de repas nettement plus accessibles. Mais voilà, avec le gouvernement en quête de 40 milliards d’euros d’économies, l’avenir de cette aide reste incertain. Qui pourra encore s’appuyer sur ce coup de pouce de 50 %, et qui devra s’en passer ? Beaucoup de personnes habituées au service à la personne retiennent leur souffle… alors que les décisions se prennent, loin des aspirateurs, dans les couloirs de Bercy.
Un crédit d’impôt, mais pour qui exactement ?
L’équation semble simple :
- Engager une aide à domicile (ménage, jardinage, soutien informatique…)
- Déclarer les dépenses concernées
- Recevoir un remboursement de 50 %… tant que certains plafonds ne sont pas dépassés
Propriétaire, locataire, retraité ou parent débordé : les règles restent les mêmes, à condition de se plier aux plafonds clairement détaillés :
- 12 000 € de dépenses annuelles par foyer fiscal (majorés en cas de famille nombreuse ou de dépendance)
- 5 000 € pour le jardinage, 3 000 € pour l’assistance informatique, 500 € pour le bricolage
Sur le papier, rien de bien compliqué. Mais dans la réalité ? Certains craignent que la porte se referme soudainement pour plusieurs prestations.
“S’offrir quelques heures de ménage ne devrait pas se transformer en privilège réservé à une minorité.”
Le spectre de la suppression : qui tremble le plus ?
À chaque fois que Bercy évoque la possible suppression du crédit d’impôt sur certains services, tout le monde ne réagit pas de la même façon. La garde des tout-petits et l’accompagnement des personnes handicapées sont promis à une certaine protection, mais le ménage ou le bricolage risquent de devenir les sacrifiés du moment. Imaginez le casse-tête d’un parent solo jonglant entre école et travail, ou le quotidien d’un retraité qui préfère ne plus repasser. Ces prestations, déjà pesées au gramme près dans le budget, pourraient disparaître du jour au lendemain : voire ne plus figurer dans aucun foyer.
Derrière chaque euro remboursé, un impact bien réel
Ce crédit d’impôt, ce n’est pas qu’une question de chiffres sur une déclaration annuelle. À chaque fiche de paie, c’est aussi :
- un emploi régulier plutôt que dissimulé,
- un répit financier pour des milliers de familles,
- une forme de solidarité à destination des plus fragiles.
Pour de nombreux foyers, la suppression de ce soutien fiscal représenterait tout sauf une banale ligne budgétaire : certains devraient alors se débrouiller seuls ou réduire d’autres postes de dépenses.
“Moins d’aide fiscale, c’est offrir une porte ouverte au retour du travail non déclaré.”
Voici les 26 services qui ouvrent (encore) droit à 50 % d’avantage fiscal
- Entretien de la maison, ménage
- Petit jardinage
- Petit bricolage
- Garde d’enfants à domicile (dès 3 ans)
- Soutien scolaire, cours à domicile
- Soins d’esthétique à domicile (personnes dépendantes)
- Préparation des repas
- Livraison de repas
- Livraison de courses
- Collecte/livraison de linge repassé
- Assistance informatique
- Soins/promenades animaux (personnes âgées ou dépendantes)
- Surveillance temporaire à domicile
- Assistance administrative
- Accompagnement des enfants dans les déplacements
- Téléassistance, visio-assistance
- Interprétariat en langue des signes
- Aide temporaire à domicile (aide passagère)
- Conduite du véhicule (invalidité temporaire)
- Accompagnement des personnes en invalidité temporaire
- Organisation, intermédiation de services à la personne
- Garde d’enfants de moins de 3 ans (ou enfants handicapés)
- Accompagnement d’enfants de moins de 3 ans (ou enfants handicapés)
- Assistance aux personnes âgées ou handicapées
- Conduite du véhicule des personnes à mobilité réduite
- Accompagnement hors domicile (personnes âgées ou handicapées)
Ménage, bricolage : vers la fin du “cadeau” fiscal ?
Dans la liste, certains services semblent presque assurés de rester. Pour les personnes âgées, les enfants jeunes ou les familles touchées par le handicap, le gouvernement s’engage à ne pas relâcher son soutien. En revanche, pour tous ceux qui avaient intégré ce coup de pouce pour l’entretien du quotidien, seul le prochain arbitrage budgétaire donnera la couleur. Impossible de prédire ce que réservera la prochaine déclaration d’impôts : une surprise peut toujours se glisser à la dernière minute. D’un point reste constant : beaucoup scruteront leur avis d’imposition, espérant conserver la fameuse ligne “crédit d’impôt services à la personne”. Et si demain, il fallait vraiment choisir parmi ces 26 services ?
Mis à jour le 25 mars 2026